Parce que l'UQAM nous appartient. UPAM Université populaire à Montréal 12 au 16 novembre 2007

Bienvenue sur le site
UQAM EN GRÈVE!

Activités du jour - Nouvelles - Clips vidéo - Albums photo - Éditorial - Mandats de grève

Voici enfin le site web de la '' grève uqam '' arrivé à maturité. Vous y trouverez un ensemble de nouvelles concernant les activités du jour, les votes de grève, les raisons de notre mouvement, les assemblées générales à venir et des informations concernant le déroulement des évènements. De plus, vous y trouverez l'horaire complet de l'UPAM (Université populaire à Montréal) ainsi qu'une description des ateliers à venir. De plus, vous pourrez vous tenir au courant de l'ensemble des moyens de pression organisés dans le cadre de la grève. De plus, nous mettons à votre disposition une panoplie de matériel d'information utile pour la diffusion massive des diverses activités planifiées. Enfin, un forum de discussion vous permetttra d'alimenter différents débats sur différents enjeux entourant la grève ou de simplement nous annoncer différentes informations importantes.

Si vous voulez qu'une activité ou une nouvelle paraîsse sur le site, nous vous invitons à la publier dans la section annonces du forum. De plus, si vous avez des commentaires à faire, partagez-les avec tout le monde, pas juste avec le webmestre, le forum est là pour ça! Vous pouvez même y poster des pièces jointes, comme des photos.

Webmestre: felixpage[a]hotmail.com

Activités du vendredi
16 novembre

Action perturbatrice

Où et quand? 7h00 - Rassemblement au parc Émilie-Gamelin (carré Berri)

Le gouvernement, comme toujours au service des plus nantis, a procédé à un nouvel assaut envers les étudiants et étudiantes en procédant au dégel des frais de scolarité. En septembre dernier, plusieurs associations étudiantes au Québec, pouvant que la gratuité scolaire était possible, ont exigées la gratuité scolaire, passant par l'abolition des frais afférents et le gel des fais de scolarité, et une amélioration des ressources et services. Le gouvernement a refusé de nous écouter, préférant réduire l'impôt aux entreprises. De plus, la condition des parents étudiants tend à être de plus en plus précaire et nous attendons toujours des garderies publiques adaptées à leur condition.

Un mouvement de grève se lève présentement. Après les ultimatums sans réponses, les pétitions, les manifestations, et les rencontres avec le gouvernement, plusieurs assos étudiantes ont fait le choix de continuer à lutter pour un réinvestissement massif en éducation. Elles ont voté des journées de grève, allant de 3 jours à des grèves générales illimitées, comme à l'UQAM ou il est exigé l'abolition des mesures dégradant gravement la qualité et l'accessibilité de l'Université.

Un plan d'action a été adopté. Il est temps de faire valoir nos droits. Perturbons la tranquillité des gestionnaires capitalistes en leur montrant que nous avons un projet pour notre éducation, et qu'en tant qu'étudiantEs, nous exigeons qu'il soit entendu!

Horaire de la journée à l'UPAM:

10h à midi 14h15 à 16h15 16h30 à 18h30 19h à 21h00

Gordon Lefebvre: Contre
Mathieu Bock Côté

Marianne Di Croce: L’espace public et le pouvoir politique chez Arendt: des outils de pensée critique

Philippe Hurteau: Pensée politique de Proudhon: pluralisme, fédéralisme et autogestion

Martin Dufresne:
Accommodements raisonnables et ressac antiféministe

Benoît Lépine: Publicité en milieu scolaire

Charles De Mestral: La pensée chinoise classique,
partie 2

Louis Marion: Décroissance
et critique de l’emprise technologique

Frédéric Guillaume Dufour, Jean-Marc Larouche
et Brice Davakan: Accommodements raisonnables et post-nationalisme

Annie Locat: Femmes au Moyen Âge: protoféminisme

Geneviève Gariépy: Quiz-féministe

Max Silverman: Y a-t-il un “mouvement” étudiant
dans le reste du Canada?

Projection: Changer le monde: quelle drôle d’idée?!

David Baril: Concepts d’économie sociale et d’autogestion vue au travers une étude de cas: les entreprises récupérées
en coopératives
en Argentine

Rémi de Villeneuve:
Philosophie politique pour l’avenir et sa place dans l’université

Philippe Blouin: Espace de débat libre permanent

 

Consultez la programmation de l'UPAM pour la description des ateliers et
visitez le wiki de l'UPAM www.upam.info

Nouvelles

2007-11-16 18h00

Sit-in devant la bibliothèque nationale

MONTRÉAL, 16 novembre 2007 - Lors d’une action organisée par le Rassemblement des Artistes Très Sensibilisés (RATS), des étudiant-es de l’UQAM ont été faire un sit-in devant la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ). Ils voulaient signaler clairement leur attachement à la culture et à la transmission des savoirs dans une action symbolique et pacifique.

« Alors que les médias sont obsédés par la violence et le grabuge, nous voulons montrer, une fois de plus, que nous avons des moyens très diversifiés de faire passer nos messages. Nous asseoir pour lire devant une bibliothèque pour valoriser la culture et l’éducation est un exemple de moyens modestes mais imaginatifs que nous pouvons mettre de l’avant. Bien sûr ça surprend un peu les gens et ça change leur quotidien, mais ça rappelle que nous devons faire des débats sur la place de l’éducation et de la culture dans notre société » rappelle Guillaume Potvin, porte-parole du RATS.

2007-11-14 21h00

Manifestation L'éducation c'est un droit - La CSQ solidaire des revendications du mouvement étudiant

MONTREAL, le 15 nov. /CNW Telbec/ - La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) appuie les étudiantes et les étudiants qui manifestent aujourd'hui pour le droit à une éducation gratuite, publique et de qualité. "Il faut cesser de voir l'éducation comme une dépense, car c'est un investissement pour la société. Nous déplorons le sous-financement postsecondaire supérieur et nous dénonçons la hausse des frais de scolarité qui représente un frein à l'accessibilité aux études supérieures et porte atteinte au droit à l'éducation", de dire le président de la CSQ, Réjean Parent. Pour la CSQ, il est malhonnête d'invoquer les faibles coûts des droits de scolarité universitaire au Québec en comparaison de ceux des autres provinces pour augmenter les frais et justifier un désengagement de l'Etat. Ce n'est pas en haussant les frais que les gouvernements régleront les problèmes de sous-financement.

Pour la CSQ, le financement public est essentiel à la réalisation de la mission publique de l'éducation portée par l'ensemble des établissements du Québec, tout ordre d'enseignement confondu et doit garantir l'accessibilité aux études postsecondaires.

La CSQ déplore aussi que certaines administrations collégiales aient brandi le spectre de la loi 43 pour empêcher le droit de grève bien légitime aux associations étudiantes alors que tout le monde sait que cette loi inique s'adresse aux employés du secteur public. "C'est un affront à l'intelligence des étudiantes et des étudiants, et, ceux qui ont recours à cet argument devraient avoir honte de le faire", de conclure Réjean Parent.

Profil de la CSQ

La CSQ représente quelque 155 000 membres, dont plus de 100 000 dans le secteur public, la grande majorité dans le secteur de l'éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.

Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse CSQ, Tél. cell.: (514) 235-5082, Perreault.marjolaine@csq.qc.net

Dégel des droits de scolarité : Québec solidaire demande au gouvernement de revoir sa copie

MONTRÉAL, le 15 nov. - En accord avec les revendications étudiantes, Québec solidaire s'oppose au dégel des frais de scolarité et exige un réinvestissement digne de ce nom en éducation postsecondaire. "Le dégel des droits de scolarité freinera l'accessibilité aux études postsecondaires. Le Ministère de l'Éducation ne dit pas autre chose dans une étude rendue publique il y a quelques jours. Québec solidaire renvoie donc Mme Courchesne à ses devoirs : qu'elle relise l'étude en question et en tire les conséquences nécessaires" affirme la co-porte-parole de Québec solidaire Françoise David. "À Québec solidaire, nous proposons de réduire progressivement les frais de scolarité afin de parvenir à terme à une gratuité scolaire réelle" ajoute Françoise David.

La situation de précarité que vit présentement l'UQAM est symptomatique du sous-financement chronique dont souffre tout le réseau postsecondaire. Le dernier rapport du Vérificateur général indique que si rien n'est fait, les missions premières de l'UQAM que sont l'enseignement et la recherche sont en péril. "Québec solidaire demande au gouvernement de donner les moyens à l'UQAM d'être la grande université publique qu'elle doit être : ouverte sur la société civile, démocratique, accessible et audacieuse" indique Jonathan Vallée-Payette, porte-parole de Québec solidaire en matière d'éducation.

Par ailleurs, Québec solidaire s'inquiète de la vigueur des interventions policières qui ont eu lieu à l'UQAM et au Cégep du Vieux-Montréal. "Bien sûr, ces établissements s'assurent de la sécurité de leur personnel et de leurs biens. Cependant, nous appelons les directions à éviter toute attitude répressive. Personne n'a intérêt à ce que le climat de méfiance réciproque et de cloisonnement entre les instances universitaires et étudiantes ne perdure" affirme Jonathan Vallée-Payette.

Francis Boucher
Communications
Québec solidaire
514-710-0466
francis.boucher@quebecsolidaire.net

2007-11-14 14h30

Les professeurs du Cégep du Vieux-Montréal dénoncent l'attitude de la direction

MONTREAL, le 14 nov. /CNW Telbec/ - Réunis en assemblée générale, les professeurs du Cégep du Vieux-Montréal dénoncent la façon irresponsable et irrespectueuse dont la direction a géré la situation survenue hier soir. A l'unanimité, les représentants de tous les corps d'emploi du collège avaient recommandé à la direction du cégep d'accepter le "bed-in" projeté par lesétudiants dans le cadre de leurs revendications légitimes, pour éviter toute confrontation. La décision précipitée de la direction du Cégep du Vieux-Montréal de faire investir le groupe d'étudiants par l'escouade anti-émeute va à l'encontre de notre projet éducatif, qui prône une approche humaniste et citoyenne face aux enjeux sociaux.

Renseignements: Jean-Marc Petit, président, Syndicat des professeurs du CVM-CSN, (514) 843-8884

L’esplanade de la Place des Arts envahie par un cube rouge géant

MONTRÉAL - 14 novembre - Deux cent étudiant-es de l’UQAM ont déplacé 70 cubes rouges de quatre pied d’arête sur l’esplanade de la Place des Arts pour les assembler en un cube géant. Ils ont paradé autour du cube et se sont livrés à un die-in, sorte de mise en scène représentant la mort instantanée des manifestants. Cette activité est le paroxysme d’une journée d’activités organisée par le Rassemblement des Artistes Très Sensibilisés (RATS) visant à se réapproprier visuellement les lieux publics.

En effet, en début de journée, les RATS ont érigé les cubes dans l’agora du pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM. Ils se sont ensuite livréà une performance théâtrale devant le pavillon de l’administration mettant en vedette la marionnette d’un corbeau couronné. Sur un fond de musique baroque, le futur roi de l’établissement s'est entretenu avec ses sujets étendus par terre entourés de cubes rouges. Il a ensuite défilé entre eux pour pénétrer dans l'université.

Vers 12h30, les étudiant-es ont sorti les cubes rouges de l'UQAM pour emprunter la rue Maisonneuve qu'ils ont parcouru en file indienne en transportant leurs cubes qu'ils ont été déposer sur l'esplanade de la Place des Arts. Le célèbre sculpteur Armand Vaillancourt leur a alors livré un discours contre l’institutionnalisation de l’éducation et de l’art.

Au passage, ils se sont arrêtés devant le cégep du Vieux-Montréal où ils ont dressé un mur de cubes rouges, pour souligner leur appui auxétudiants réprimés par la force policière de Montréal, hier. Ils sont retournés au cégep après être passé la Place des Arts pour perturber visuellement la conférence de presse de l’administration.

« On veut remettre sur la place publique le débat entourant l’éducation et la culture. L’université, c’est pas juste une affaire d’argent, c’est aussi la formation de citoyens critiques et d’artistes engagés qui sont capables de prendre une distance face la société et d’offrir un nouveau regard. », lance Marie-Eve Levasseur porte-parole des RATS.

Les étudiant-es de l’UQAM sont en grève au moins pour une semaine du 12 au 16 novembre. Ils s’opposent au plan de redressement et exigent du gouvernement le refinancement complet de la dette de l’UQAM.

- 30 –

Valérie Reine Marcil, attachée de presse des étudiant-es en grève de
l’UQAM
(514) 265-8403

2007-11-14 14h30

Intervention policière au Vieux-Montréal : Plus de cinquante étudiant-es blessés

Les forces policières de la ville de Montréal ont blessé plus de cinquante étudiant-es en grève qui tentaient d’organiser un bed-in au cégep du Vieux-Montréal. Pourtant, l’association générale des étudiants du cégep du Vieux-Montréal (AGECVM) tentait de négocier depuis un mois, avec l’appui des syndicats de l’établissement, la tenue de cet événement qui se voulait d’abord calme et festif.

Vers 21h hier soir, alors que les étudiants commençaient à peine à s’installer, l’administration a signé une entente d’éviction avec le Service de Protection de la Ville de Montréal (SPVM). Apprenant qu’ils allaient être évacués de forces, les étudiant-es se sont barricadés à l’intérieur du cégep. Vers 1h du matin, les policiers sont intervenus violemment, distribuant les coups de matraque et le poivre de Cayenne et arrêtant une bonne centaine d’étudiant-es.

L’administration du cégep, suivant en cela celle de l’UQAM, a visiblement sombré dans une dérive sécuritaire et est entièrement responsable des événements malheureux de la nuit dernière. En jouant tout de suite leur va-tout répressif au lieu de négocier sérieusement avec leurs étudiants, ces administrations font monter inutilement la tension et démontrent tout le mépris qu’elle affichent face aux revendications étudiantes.

-30-

Renseignements:
Valérie Reine Marcil, attachée de presse étudiant-es en grève de l’UQAM
(514)265-8403

2007-11-13 3h30

L’escouade anti-émeute intervient pour une deuxième fois à l’UQAM

Alors qu’une réappropriation pacifique des lieux avait cours à dans le pavillon Aquin de l’UQAM, l’administration de l’université, suivant la ligne de conduite pour laquelle elle avait opté en début de journée, a fait appel aux forces de l’ordre de la ville de Montréal au lieu de dialoguer avec sa communauté étudiante. En 2005, l’UQAM avait usé des mêmes pratiques, qui avaient été vertement critiquées par l’ensemble des syndicats et associations.

L’occupation qui a commencé à 22h ne concernait qu’un espace modeste de l’université et les étudiant-es impliqués allait laisser libre cours à la circulation pendant le jour. De plus, cette occupation ne nuisait en rien aux activités centrales de l’université. Les activités qui s’y sont tenus n’ont pas compris de casse ou de geste qui mettraient en péril la sécurité des personnes présentes à l’UQAM. Pourtant, l’occupation a été écrasée dans une répression démesurée.

Cette occupation a lieu alors que 20 000 étudiant-es ont déclenché une grève d’au moins une semaine pour marquer leur opposition au plan de redressement adopté par l’UQAM et demandé un réinvestissement massif pour combler, entre autres, le déficit de l’université. Les étudiant-es ont tenté en vain d’établir un dialogue avec la direction.

En effet, une vingtaine d’autopatrouilles ont été mobilisées toute la journée pour surveiller et punir toute forme de contestation étudiante. D'ailleurs, les policiers sont intervenus cet après-midi lorsque les étudiant-es ont organisés un sit-in devant un local où le candidat au rectorat de l’UQAM, Claude Corbo, avait choisi de se retirer en refusant tout dialogues avec eux. Pendant la nuit, les policiers ont pénétré à nouveau les murs de l'UQAM pour mettre fin à l'occupation pacifique des lieux.

Cette obsession déplorable de l’UQAM qui fait intervenir les forces policières sous n’importe quel prétexte démontre à la fois son incapacité à négocier de façon sérieuse et la confusion qui règne dans ses rangs.

-30-

Renseignements:
Valérie Reine Marcil, attachée de presse
(514)265-8403

2007-11-12 17h30

Claude Corbo à l’origine d’une intervention policière à l’UQAM

Montréal, le 12 novembre 2007

Alors qu’il avait annoncé son intention de briser les lignes de piquetage de la grève déclenchée démocratiquement par les étudiant-e-s, l’unique candidat au rectorat de l’UQAM, Claude Corbo, s’est présenté devant son cours accompagné d’une demi-douzaine d’agents de sécurité. Devant la foule de grévistes réunis en face de son cours, le futur recteur de l’UQAM a refusé d’entamer le dialogue pour ensuite s’enfermer dans des bureaux de l’administration gardés par des agents.

Les étudiant-e-s ont alors entamé un sit-in devant ce local dans l’objectif d’engager un dialogue. L’UQAM a choisi de faire appel aux forces policières de la ville de Montréal qui ont pénétré dans l’enceinte de l’université pour intimider les étudiant-e-s et escorter Claude Corbo à l’extérieur. Cette présence a eu pour effet de provoquer les étudiant-e-s. La manœuvre policière a mené à l’arrestation musclée de trois étudiants, lors de laquelle les forces de l’ordre ont utilisées leurs matraques sans retenue.

Cette première journée de grève qui a commencé par une marche pacifique annonçant le lancement de l’Université Populaire à Montréal (UPAM) était un succès évident. Les associations étudiantes de l’UQAM déplorent cette attitude de confrontation injustifiée de la part de l’administration et les actions démesurées des forces policières.

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Renseignements:
Valérie Reine Marcil, attachée de presse
(514)265-8403

Clips vidéo

Albums photo

répression policière à l'UQAM

jpgManifestation intersyndicale et flics au Vieux - 13 novembre 2007

jpgManifestation UQAM dans la rue et répression 12 novembre 2007

jpgrépression policière à l'UQAM 12 novembre 2007 (2)

jpgrépression policière à l'UQAM 12 novembre 2007 (1)

Éditorial: État des lieux

Certains et certaines d’entre nous avions des espoirs pour cet automne, des espoirs de grève, des espoirs que le mouvement étudiant ne se laisserait pas marcher sur le corps comme une vieille vadrouille pleine d’eau, usée, qu’on a laissée traîner dans un couloir. Nos espoirs ont été déçus. Nous ne tenterons pas ici de trouver des coupables. D’abord, il y en aurait trop, à commencer par l’apathie généralisée du Québec. Ensuite, nous n’écrivons pas aujourd’hui pour cela, nous écrivons pour tenter de croire encore… un peu.

Pour la grève générale illimitée de l’automne 2007, nous avions un projet, celui de proposer notre vision de l’éducation et de l’Université. Une vision ouverte, gratuite, multidisciplinaire, décentralisée et autogérée; la vision d’une Université populaire. C’était pour montrer que l’enseignement universitaire pouvait prendre un chemin différent que celui de son arrimage progressif au marché. Et tout simplement, pour affirmer qu’une autre éducation est toujours possible. C’est pour ces raisons qu’est né le projet de l’Université Populaire à Montréal 2007 (UPAM 07).

Nous voulions que, pour cette grève, l’UQAM soit ouverte à tous et toutes et qu’on y vienne non pas pour obtenir un diplôme ou une job, mais pour apprendre, pour connaître et pour rencontrer. Pour nous, l’éducation est encore capable de tenter, de séduire et d’enthousiasmer des gens de tout âge et de toutes origines sur de nombreux sujets. Pour nous, montrer l’exemple de ce que nous voulions était la meilleure façon de pointer la direction que nous voulons suivre.

Malgré qu’il n’y aura pas de grève générale illimitée d’envergure nationale cet automne au Québec, nous n’avons guère dit notre dernier mot à l’UQAM. Cinq associations facultaires étudiantes (AESS, AFFELC, AFÉA, AFESH, AFESPED) sont en grève actuellement jusqu’au 16 novembre (l’AFÉA et l’AFESH sont en grève générale illimitée depuis la semaine dernière) afin de lutter pour l’abolition de toutes les mesures rétrogrades du plan de redressement et pour la résorption de la crise financière de notre Université par un réinvestissement public du gouvernement. Et au-delà de nos murs, notre horizon de combat demeure la sauvegarde de l’accessibilité et de la qualité de tout le réseau d’éducation post-secondaire au Québec toujours de plus en plus en déroute…

Pendant cette semaine de grève, l’UPAM offrira des activités diversifiées dans les domaines les plus variés et les plus nombreux. Et si nous continuerons d’apprendre, ce sera pour mieux agir en multipliant les diverses actions que nous devrons entreprendre pour nous faire entendre une fois pour toutes!

L’équipe de l’UPAM

État des mandats de grève

En date du 9 novembre 2007 à 15h45

Association en grève générale illimitée

Association en grève générale reconductible

Total en grève actuellement : 9 445

Associations en grève du 12 au 16 novembre

Total en grève à l’UQAM, 12 au 16 novembre : 18 625

Associations en grève les 14, 15 et 16 novembre

Total en grève les 14, 15 et 16 novembre : 3 714

Associations en grève les 14 et 15 novembre

Total des associations en grève les 14 et 15 novembre : 4 365

Associations en grève le 15 novembre

Total des associations en grève le 15 novembre : 4 421

Totaux

 En grève le 14 novembre : 26 704 (17 associations)
 En grève le 15 novembre : 31 125 (19 associations)
 En grève le 16 novembre : 22 339 (13 associations)


AFESH AFESPED AFEA AFELLC AESS